Le rythme est plus calme
mais non moins riche en expériences.
Dès la fin de la semaine nous sommes allés voir des comptes
au Centre Culturel français (CCF). Aminata, Fatou et Sali nous accompagnent. Nous faisons la connaissance de Dan, avant
qu’il ne parte à une autre fête, mais nous nous promettons de nous revoir. Dan
est un des nombreux contacts de Mori. Le plus Bobolais des lyonnais. Je vous
reparlerais surement de lui. Le CCF, comme son nom l’indique, est un lieu
culturel où se retrouvent les français. Il y a une bibliothèque, un cinéma, des
paillotes pour des spectacles et bien sûr un maquis pour se restaurer et se
désaltérer. En ce moment il y a aussi un
marché de noël regroupant des artisans et des artistes jusqu’en janvier. Les contes que nous avons vu sont des extrais
de différents spectacle du festival Yeelen. Différents pays africains son
représentés. Les conteurs racontent,
chantent, dansent jouent au théâtre pour nous emmener dans un monde imaginaire
fantastique, de légende et de morale.
Samedi après-midi c’est la fête
du centre de Tounouma. Quand nous arrivons, après nous être égaré sur le
goudron, les enfants sont déjà là et les animateurs s’activent pour l’organisation.
Tout d’abord les enfants iront chercher les vêtements qu’ils ont choisi
(surtout ceux qui étaient à leur taille) parmi les dons. Pour faire patienter,
en guise d’animation, des enfants, deux par deux, danses sur la scène et
donnent le meilleur d’eux même pour être
choisi par le public qui cri leurs noms. Les animateurs lance des chansons
reprises en cœur. Puis se déroule un défilé de mode qui permet aux enfants de
montrer leurs nouveaux vêtements. Ils donnent l’impression de prendre les
choses en dérision, ils rient et s’amusent, ce qui permet d’éviter un coté
glauque. Après cela c’est la remise des
cadeaux. Le père noël apparait et s’assoie à côté des glacières remplies de
friandises. Les enfants chacun leur tour viennent tirer un numéro dans un
panier (un panier pour les filles, un panier pour les garçons), puis viennent
chercher leur cadeau, correspondant au numéro. Ils ont tous l’air d’être
contant. Puis ils viennent saluer le père noël et prendre leurs friandises. La distribution semble interminable (plus de
100 enfants) mais nous arrivons à bout avant la nuit. Pour terminer, des
nouvelles chansons sont entonnées par les enfants, certaines pour remercier
tout le monde.
Après la fête nous nous dépêchons
d’aller chez Aminata. Elle nous raconte
la vie à Bobo, les fêtes, les liens familiaux.
Nous mangeons le tau bien sûr, sauce graine de coton, une sorte de
bolognaise végétarienne. Mais elle nous fait aussi gouter (autrement dit nous
prenons un deuxième repas) les poids de terre qu’une tante prépare pour vendre
sur le marché. Puis elle nous fait
gouter la semoule de manioc, l’atiéqué, reste d’un baptême qui a eu lieu dans
la journée (autrement dit nous prenons un troisième repas). Après cette
charmante soirée de découvertes culinaires et humaines nous nous dépêchons de
rentrer car nous nous levons tôt le matin.
Dimanche c’est la journée aux
pics de Sindou. Après une heure et demi de car (plus trois quart d’heure de
retard avant le départ) nous sommes accueilli à Banfora par Caroline et son guide.
Le chauffeur est venu avec la voiture ce matin de Bobo (on aurait pu économiser
nos billets de car !!!). Le trajet jusqu’aux pics est constitué de 50 km
de piste. Normalement cela prend 1 heure. Avant de partir nous devons négocier
la quantité d’essence que nous devons payer pour le trajet. Le guide nous
propose 20 000 FCFA (15 litres) pour être sûr de ne pas tomber en panne.
Cela nous semble beaucoup pour faire 100 km et nous négocions 15 000 FCFA
(12 litres ce qui me semble encore beaucoup, mais Hélie préfère compter large).
Puis nous devons faire réparer la roue de secours. Cela prend une première
halte de 30 mn. Halte bienvenue car elle
nous permet de réaliser qu’il y a une fuite d’essence !!! (Je commence à
regretter les 5000 fcfa en moins…). Heureusement elle est vite réparée avec un
bout de sac en plastique et de chambre à air. Visiblement le pneu ne correspond
pas à la jante de la roue. Nous devons nous arrêter à un autre mécano dans un
village voisin. Ça tombe bien car la réparation de la fuite n’a pas tenue.
Rebelote, un bout de plastique et de chambre, ni vu ni connu. La piste est longue. Faut dire qu’elle est
en travaux tout le long et nous devons rouler sur une voix de déviation très
poussiéreuse. Après 2 heures nous arrivons aux pics de Sindou. Et là, je dois
corriger mon blog. J’ai écrit un peu rapidement, pic de Sindou au singulier.
Quelles erreurs. Ce sont de multiples pics qui nous attendent. Constitués de
lave érodée, ils s’étendent sur 8 km de long.
Le guide sur place nous faire faire un petit tour d’une demi-heure, un
peu court à notre goût. Il devait surement avoir envie de se reposer…Il nous
montre les ruines d’un tournage d’un film, la végétation, la faune, et les
champs de riz au loin. Mais il ne veut pas nous amener à un point de vue qui
nous permettrait de voir tous les villages aux alentour car, soit disant, il y
a des abeilles. Nous prenons toute fois notre repas sur place. La philosophie du jour sera que dans un
voyage c’est le déplacement qui est important pas la destination. L’après-midi
nous visitons le village de Sindou et nous faisons une halte dans un camp
touristique pas très accueillant… Le retour sur Banfora se passe sans encombre
(la fuite est définitivement réparée). Avant de reprendre le car nous achetons
une bouteille de rhum, production locale.
Le lendemain nous partons pour
Koudougou. Pour ne pas prendre le risque de rater le car nous montons à trois
dans un taxi contenant déjà deux adultes et un enfant. Ça tient. Les cinq
heures de car se passent bien malgré la chaleur.
Halte ravitaillement sur la route
Maurice nous accueille à la gare et nous
enmène à la cité des arts où nous pourrons nous reposer. Nous visitons la nouvelle salle, futur cyber,
puis nous assistons à la répétition du groupe de musique. Le chef informe le groupe que le lendemain il a prévu de jouer à la cité pour une femme qui souhaite faire le réveillon. Les gens de la cité, et on les comprend, ne sont pas content d’être prévenu au dernier moment, mais ils acceptent malgré tout. Le soir, nous allons manger dans un nouveau maquis à côté d’une station-service. Si la nourriture est bonne le service est à améliorer. Le lendemain nous nous occupons de prendre les billets de car pour le retour de Caroline sur Ouaga, puis nous allons au marché. Il est beaucoup plus calme que celui de Bobo et nous pouvons nous y promener sans se faire accoster. Il est presque trop calme. On sent la difficulté causée par la crise. Les vendeurs d’artisanat ne sont plus très nombreux. En réalité ils sont deux. Avec Hélie nous achetons pour 500 fcfa de cacahuètes (ce qui est énorme mais impossible d’en prendre moins…) que nous mangerons le soir pour la fête. Ensuite nous allons visiter la maison du Naaba.
puis nous assistons à la répétition du groupe de musique. Le chef informe le groupe que le lendemain il a prévu de jouer à la cité pour une femme qui souhaite faire le réveillon. Les gens de la cité, et on les comprend, ne sont pas content d’être prévenu au dernier moment, mais ils acceptent malgré tout. Le soir, nous allons manger dans un nouveau maquis à côté d’une station-service. Si la nourriture est bonne le service est à améliorer. Le lendemain nous nous occupons de prendre les billets de car pour le retour de Caroline sur Ouaga, puis nous allons au marché. Il est beaucoup plus calme que celui de Bobo et nous pouvons nous y promener sans se faire accoster. Il est presque trop calme. On sent la difficulté causée par la crise. Les vendeurs d’artisanat ne sont plus très nombreux. En réalité ils sont deux. Avec Hélie nous achetons pour 500 fcfa de cacahuètes (ce qui est énorme mais impossible d’en prendre moins…) que nous mangerons le soir pour la fête. Ensuite nous allons visiter la maison du Naaba.
C’est le chef traditionnel de quartier de Koudougou. Aujourd’hui il n’a plus
qu’un pouvoir moral. Il a décidé de refaire sa maison de manière
traditionnelle, aidé par une association. Un corse local et passionné, nous l’a
fait visiter ainsi que le musée adjacent qui révèle des photos de Koudougou et
de ses habitants au début du XXe siècle. C’est très intéressant ce passé qui
résiste à la disparition, le besoin de
garder des racines encrées dans le sol. Nous sommes rejoints par Evariste, un
ami inspecteur d’académie rencontré à Lyon où il prépare une thèse. Nous allons
manger au maquis de l’environnement à côté du Baobab sacré (dont le musée nous
a expliqué l’origine sous forme de dessin). Après avoir gouté la papaye, nous
retournons à la cité car nos amis doivent préparer la fête du soir. Pour le
réveillons du 31, nous mangerons le traditionnel poulet frites et aloco tout en
écoutant le groupe jouer.
Peu après minuit, nous nous éclipserons trop fatigué par la journée. Le lendemain nous décidons de visiter Koudougou à pied histoire de voir à quoi ressemble la ville en ce premier jour de 2014. C’est plutôt calme. Nous visitons la gare et le palais de Maurice Yaméoga, premier président de la Haute-Volta. Puis Apo nous fait la surprise de nous inviter à chez lui. Il nous présente sa famille avant un repas de fête : crudités et poulet frites. Nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder car Caroline doit prendre son car. Elle n’est restée qu’une semaine, mais la séparation est difficile et la peur du vide se fait sentir. Comme elle nous a laissé la puce de son téléphone elle ne pourra pas nous donnée de nouvelles de Ouaga. D’ailleurs depuis nous n’avons pas de nouvelles… Bonne nouvelles ??? Elle qui avait peur de trouver porte close un peu partout en ce jour férié, elle avait peut-être raison ? Nous, le soir nous aurons un mal fou à trouver un maquis d’ouvert ! Nous mangerons finalement Sénégalais !!!
Peu après minuit, nous nous éclipserons trop fatigué par la journée. Le lendemain nous décidons de visiter Koudougou à pied histoire de voir à quoi ressemble la ville en ce premier jour de 2014. C’est plutôt calme. Nous visitons la gare et le palais de Maurice Yaméoga, premier président de la Haute-Volta. Puis Apo nous fait la surprise de nous inviter à chez lui. Il nous présente sa famille avant un repas de fête : crudités et poulet frites. Nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder car Caroline doit prendre son car. Elle n’est restée qu’une semaine, mais la séparation est difficile et la peur du vide se fait sentir. Comme elle nous a laissé la puce de son téléphone elle ne pourra pas nous donnée de nouvelles de Ouaga. D’ailleurs depuis nous n’avons pas de nouvelles… Bonne nouvelles ??? Elle qui avait peur de trouver porte close un peu partout en ce jour férié, elle avait peut-être raison ? Nous, le soir nous aurons un mal fou à trouver un maquis d’ouvert ! Nous mangerons finalement Sénégalais !!!
Le jeudi, nous le consacrons à discuter des projets de la cité. Et il y en a plein car en ces temps difficiles il est nécessaire de se diversifier. Hélie ou moi, nous vous en reparlerons d'une manière ou d'une autre. Nous achetons quelques batiks et prenons commande pour d'autres. Nous vous les montrerons en France, promis. Nous passerons le début d'après midi à l'ombre des manguiers au bord du lac. Le soir nous essayerons un maquis qui à le wifi mais malheureusement la connexion est encore trop lente. Dans la journée j'étais allé à l'auberge d'en face de la sité mais j'ai manqué de batterie pour faire mon actualisation au pole emploi!!!
Décidément l'accès à internet est ce qui nous manque de plus!!! De retour à Bobo nous cherchons désespérément un moyen de nous connecter. Il y a une rupture des clé USB 3.9 G, il faut au moins 3/4 d'heure pour se connecter la première fois au wifi de l'entreprise d'à coté de chez nous, et les maquis avec le wifi n'ont pas forcément internet!!!
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