lundi 6 janvier 2014

Une semaine de vacances




Le rythme est plus calme  mais non moins riche en expériences.
Dès la fin de la semaine nous sommes allés voir des comptes au Centre Culturel français (CCF). Aminata, Fatou et  Sali nous accompagnent.  Nous faisons la connaissance de Dan, avant qu’il ne parte à une autre fête, mais nous nous promettons de nous revoir. Dan est un des nombreux contacts de Mori. Le plus Bobolais des lyonnais. Je vous reparlerais surement de lui. Le CCF, comme son nom l’indique, est un lieu culturel où se retrouvent les français. Il y a une bibliothèque, un cinéma, des paillotes pour des spectacles et bien sûr un maquis pour se restaurer et se désaltérer.  En ce moment il y a aussi un marché de noël regroupant des artisans et des artistes jusqu’en janvier.  Les contes que nous avons vu sont des extrais de différents spectacle du festival Yeelen. Différents pays africains son représentés.  Les conteurs racontent, chantent, dansent jouent au théâtre pour nous emmener dans un monde imaginaire fantastique, de légende et de morale.
Samedi après-midi c’est la fête du centre de Tounouma. Quand nous arrivons, après nous être égaré sur le goudron, les enfants sont déjà là et les animateurs s’activent pour l’organisation. Tout d’abord les enfants iront chercher les vêtements qu’ils ont choisi (surtout ceux qui étaient à leur taille) parmi les dons. Pour faire patienter, en guise d’animation, des enfants, deux par deux, danses sur la scène et donnent le meilleur d’eux même pour  être choisi par le public qui cri leurs noms. Les animateurs lance des chansons reprises en cœur. Puis se déroule un défilé de mode qui permet aux enfants de montrer leurs nouveaux vêtements. Ils donnent l’impression de prendre les choses en dérision, ils rient et s’amusent, ce qui permet d’éviter un coté glauque.  Après cela c’est la remise des cadeaux. Le père noël apparait et s’assoie à côté des glacières remplies de friandises. Les enfants chacun leur tour viennent tirer un numéro dans un panier (un panier pour les filles, un panier pour les garçons), puis viennent chercher leur cadeau, correspondant au numéro. Ils ont tous l’air d’être contant. Puis ils viennent saluer le père noël et prendre leurs friandises.  La distribution semble interminable (plus de 100 enfants) mais nous arrivons à bout avant la nuit. Pour terminer, des nouvelles chansons sont entonnées par les enfants, certaines pour remercier tout le monde. 





Après la fête nous nous dépêchons d’aller chez Aminata.  Elle nous raconte la vie à Bobo, les fêtes, les liens familiaux.  Nous mangeons le tau bien sûr, sauce graine de coton, une sorte de bolognaise végétarienne. Mais elle nous fait aussi gouter (autrement dit nous prenons un deuxième repas) les poids de terre qu’une tante prépare pour vendre sur le marché.  Puis elle nous fait gouter la semoule de manioc, l’atiéqué, reste d’un baptême qui a eu lieu dans la journée (autrement dit nous prenons un troisième repas). Après cette charmante soirée de découvertes culinaires et humaines nous nous dépêchons de rentrer car nous nous levons tôt le matin.
Dimanche c’est la journée aux pics de Sindou. Après une heure et demi de car (plus trois quart d’heure de retard avant le départ) nous sommes accueilli à Banfora par Caroline et son guide. Le chauffeur est venu avec la voiture ce matin de Bobo (on aurait pu économiser nos billets de car !!!). Le trajet jusqu’aux pics est constitué de 50 km de piste. Normalement cela prend 1 heure. Avant de partir nous devons négocier la quantité d’essence que nous devons payer pour le trajet. Le guide nous propose 20 000 FCFA (15 litres) pour être sûr de ne pas tomber en panne. Cela nous semble beaucoup pour faire 100 km et nous négocions 15 000 FCFA (12 litres ce qui me semble encore beaucoup, mais Hélie préfère compter large). Puis nous devons faire réparer la roue de secours. Cela prend une première halte de 30 mn.  Halte bienvenue car elle nous permet de réaliser qu’il y a une fuite d’essence !!! (Je commence à regretter les 5000 fcfa en moins…). Heureusement elle est vite réparée avec un bout de sac en plastique et de chambre à air. Visiblement le pneu ne correspond pas à la jante de la roue. Nous devons nous arrêter à un autre mécano dans un village voisin. Ça tombe bien car la réparation de la fuite n’a pas tenue. Rebelote, un bout de plastique et de chambre, ni vu ni connu.   La piste est longue. Faut dire qu’elle est en travaux tout le long et nous devons rouler sur une voix de déviation très poussiéreuse. Après 2 heures nous arrivons aux pics de Sindou. Et là, je dois corriger mon blog. J’ai écrit un peu rapidement, pic de Sindou au singulier. Quelles erreurs. Ce sont de multiples pics qui nous attendent. Constitués de lave érodée, ils s’étendent sur 8 km de long.  Le guide sur place nous faire faire un petit tour d’une demi-heure, un peu court à notre goût. Il devait surement avoir envie de se reposer…Il nous montre les ruines d’un tournage d’un film, la végétation, la faune, et les champs de riz au loin. Mais il ne veut pas nous amener à un point de vue qui nous permettrait de voir tous les villages aux alentour car, soit disant, il y a des abeilles. Nous prenons toute fois notre repas sur place.  La philosophie du jour sera que dans un voyage c’est le déplacement qui est important pas la destination. L’après-midi nous visitons le village de Sindou et nous faisons une halte dans un camp touristique pas très accueillant… Le retour sur Banfora se passe sans encombre (la fuite est définitivement réparée). Avant de reprendre le car nous achetons une bouteille de rhum, production locale. 



Le lendemain nous partons pour Koudougou. Pour ne pas prendre le risque de rater le car nous montons à trois dans un taxi contenant déjà deux adultes et un enfant. Ça tient. Les cinq heures de car se passent bien malgré la chaleur. 


 Halte ravitaillement sur la route


 Maurice nous accueille à la gare et nous enmène à la cité des arts où nous pourrons nous reposer.  Nous visitons la nouvelle salle, futur cyber,

puis nous assistons à la répétition du groupe de musique. Le chef informe le groupe que le lendemain il a prévu de jouer à la cité pour une femme qui souhaite faire le réveillon. Les gens de la cité, et on les comprend, ne sont pas content d’être prévenu au dernier moment, mais ils acceptent malgré tout. Le soir, nous allons manger dans un nouveau maquis à côté d’une station-service.  Si la nourriture est bonne le service est à améliorer.  Le lendemain nous nous occupons de prendre les billets de car pour le retour de Caroline sur Ouaga, puis nous allons au marché. Il est beaucoup plus calme que celui de Bobo et nous pouvons nous y promener sans se faire accoster. Il est presque trop calme. On sent la difficulté causée par la crise. Les vendeurs  d’artisanat ne sont plus très nombreux. En réalité ils sont deux.  Avec Hélie nous achetons pour 500 fcfa de cacahuètes (ce qui est énorme mais impossible d’en prendre moins…) que nous mangerons le soir pour la fête.   Ensuite nous allons visiter la maison du Naaba. 

C’est le chef traditionnel de quartier de Koudougou. Aujourd’hui il n’a plus qu’un pouvoir moral. Il a décidé de refaire sa maison de manière traditionnelle, aidé par une association. Un corse local et passionné, nous l’a fait visiter ainsi que le musée adjacent qui révèle des photos de Koudougou et de ses habitants au début du XXe siècle. C’est très intéressant ce passé qui résiste à la disparition,  le besoin de garder des racines encrées dans le sol. Nous sommes rejoints par Evariste, un ami inspecteur d’académie rencontré à Lyon où il prépare une thèse. Nous allons manger au maquis de l’environnement à côté du Baobab sacré (dont le musée nous a expliqué l’origine sous forme de dessin). Après avoir gouté la papaye, nous retournons à la cité car nos amis doivent préparer la fête du soir. Pour le réveillons du 31, nous mangerons le traditionnel poulet frites et aloco tout en écoutant le groupe jouer.


Peu après minuit, nous nous éclipserons trop fatigué par la journée. Le lendemain nous décidons de visiter Koudougou à pied histoire de voir à quoi ressemble la ville en ce premier jour de 2014.  C’est plutôt calme. Nous visitons la gare et le palais de Maurice Yaméoga, premier président de la Haute-Volta. Puis Apo nous fait la surprise de nous inviter à chez lui. Il nous présente sa famille avant un repas de fête : crudités et poulet frites.  Nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder car Caroline doit prendre son car.  Elle n’est restée qu’une semaine, mais la séparation est difficile et la peur du vide se fait sentir. Comme elle nous a laissé la puce de son téléphone elle ne pourra pas nous donnée de nouvelles de Ouaga.  D’ailleurs depuis nous n’avons pas de nouvelles… Bonne nouvelles ??? Elle qui avait peur de trouver porte close un peu partout en ce jour férié, elle avait peut-être raison ? Nous, le soir nous aurons un mal fou à trouver un maquis d’ouvert ! Nous mangerons finalement Sénégalais !!!






Le jeudi, nous le consacrons à discuter des projets de la cité. Et il y en a plein car en ces temps difficiles il est nécessaire de se diversifier. Hélie ou moi, nous vous en reparlerons d'une manière ou d'une autre. Nous achetons quelques batiks et prenons commande pour d'autres. Nous vous les montrerons en France, promis. Nous passerons le début d'après midi à l'ombre des manguiers au bord du lac. Le soir nous essayerons un maquis qui à le wifi mais malheureusement la connexion est encore trop lente. Dans la journée j'étais allé à l'auberge d'en face de la sité mais j'ai manqué de batterie pour faire mon actualisation au pole emploi!!!
 Décidément l'accès à internet est ce qui nous manque de plus!!! De retour à Bobo nous cherchons désespérément un moyen de nous connecter.  Il y a une rupture des clé USB 3.9 G, il faut au moins 3/4 d'heure pour se connecter la première fois au wifi de l'entreprise d'à coté de chez nous, et les maquis avec le wifi n'ont pas forcément internet!!!

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