D’abord nous avons rencontré Paul journaliste au sidwaya
dont on a fait la connaissance en France lors de notre exposition de batik à
Oullins. L’occasion de passer du temps dans un maquis place de la garre
(pardon, place Tiefo Amoro). Il nous donne un exemplaire du Sidwaya et de
l’événement du jeudi (une sorte de charlie Hébdo). Il nous raconte son
parcours, son travail, son expérience de la France (Il fait froid, et le métro
a été un choc). Et nous comparons nos expériences dans le pays de l’autre. Nous
parlons aussi de Bobo, car Paul vient de Ouaga et n’habite que depuis quelques années
ici. Il ne parle pas le Dioula, en quelque sorte il est un peu étranger. Il
nous invite à l’occasion pour visiter son lieu de travail. Le Sidwaya est un
journal d’Etat. Il est donc fonctionnaire chargé de la culture. Tout en
discutant, il nous fait gouter la Cola, sorte de noix amère dont raffolent les
Burkinabé. Hélie craque pour un collier vendu à la sauvette. Nous constatons la
présence d’enfants qui viennent mendier autour des tables. L’un d’entre eux
souhaite finir le verre de Paul. Il refuse pour ne pas encourager la mendicité.
Nous avions déjà constaté la même chose vers un restaurant à côté de la gare.
Les clients pouvaient donner leur reste à des enfants qui attendaient. Avant de
se quitter il propose à Hélie de lui apprendre à conduire la moto. Rendez-vous
est donc pris samedi.
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