samedi 14 décembre 2013

Déjà une semaine




Déjà une semaine et je ne trouve pas le temps de donner des nouvelles.
Je vais donc faire un petit résumé de la semaine bien que je ne sais pas quand je pourrais poster cet article.
Le rythme à l’hôpital est… africain. Je prends le temps de découvrir et de comprendre.  Les professionnels prennent aussi leur temps.  Et en même temps j’ai l’impression qu’ils attendent beaucoup de moi. J’ai la pression. D’autant que pour le moment je n’ai pas grand-chose à proposer. J’aurais deux trois idées à soumettre mais pas de solution miracle ni de financement. Le rythme me semble d’autant plus lent qu’aucun des trois psychiatres n’est présent. Tous partis à l’étranger (eux aussi).  Le temps me semble suspendu. Mais il parait que c’est tout le temps comme ça…
Mercredi  c’était férié, fête nationale, cinquantenaire du Burkina Faso. J’en ai profité pour faire une randonnée en brousse avec des expatriés et la bourgeoisie Burkinabé.  Le site est très beau, la savane, les falaises, la carrière avec  ses crocodiles et surtout ses ouvriers qui travaillent en continu à la pelle et à la pioche.





Cette semaine est aussi la semaine de l’installation. Dans une maison qui nous plait mais alors vraiment pas. Chère et  mal entretenu : pas de clé au portail, cuisine salle (la vaisselle n’était même pas faite) , même pas une casserole ! . Trois jours pour que la propriétaire remettre de l’ordre (enfin, elle a fait bossé les autres). Deux jours pour se servir enfin de la cuisine. Puis plus de gaz : la bouteille était vide !!!  De toute façon notre décision était déjà prise : On déménage dans une plus grande maison, plus verte, pour le même pris. Le proprio semble sympa. Ca va aller.
Je ne voudrais pas donner une mauvaise image du Burkina, ni passer pour un blanc difficile qui veut imposer ses conditions.  Nous avons  été très  bien accueillis de partout. Les gens  sont ouvert, sympa, serviable, désireux de nous connaitre et de se faire connaitre. La pauvreté n’empêche pas le savoir vivre, le partage, le respect et la dignité.
 Nous avons retrouvé notre amie Maï. Grace à elle j’ai pu aller au marché acheter des légumes et manger autre chose que du riz (heureusement c’était avant la panne de gaz !). Acheté aussi  des seaux et un balai, pour le ménage et la lessive. Elle m’a fait un tee-shirt teint  et il est prévu qu’elle me fasse des chemises. Nous sommes aussi allé la voir jouer une pièce de théâtre dans une école pour faire de la prévention contre les IST  (si vous ne savez pas ce que c’est, venez au Burkina, tous les enfants vous expliqueront).
Grace au réseau de notre ami Mori, le plus Bobolais des Lyonnais,  nous arrivons petit à petit à nous débrouiller. J’ai acheté un téléphone sans me faire rouler et en me faisant connaitre dans tout le quartier (j’étais le dernier être humain sur la planète à ne pas avoir de téléphone).  Van nous a trouvé une superbe moto. 

Photo moto [A venir]


Un peu trop puissante pour moi (et le frein à main qui ne marche pas, il parait que c’est parce qu’elle est neuve ?!?), mais je commence à m’y faire et nos amis français nous ont prêté leur casque. (Objet rare, seul les blancs en porte, et ils font rarement de la moto) Le plus difficile c’est la nuit sur les chemins de terre (ou de sable…) avec les creux et les bosses et Hélie derrière qui m’indique le chemin en tenant nos courses. Des Français sur une moto chinoise au Burkina ça ne court pas les rues.
Aujourd’hui c’est samedi. Nous avons pris le temps de rencontrer la famille de Mori. D’abord sa chérie, très belle et très intelligente,  qui vit dans une grande cours, entouré d’enfant, de tante, de cousin… Puis sa grand-mère avec qui nous avons trié les feuilles de haricot. Nous avons goutté aussi le Dolo (boisson locale, fait de mile fermenté).  Puis nous sommes allés voir sa tante.  Hélie a aidé à préparer le tau (plat africain,  à base de farine de maïs et d’eau). Mangé avec une sauce c’est très bon et très nourrissant. La semaine prochaine nous irons voir sa mère, dans son village à une trentaine de km.  Cette journée fut riche en découverte culinaire et humaine. Si mon estomac risque d’en prendre un coup  mon cœur s’enrichi.
 



2 commentaires:

  1. hello Fred, bon juste un commentaire en passant et au plus urgent ... une moto qui n'a pas de frein avant n'a si on peut dire pas de frein du tout sachant que le frein arrière n'est fait que pour ralentir et surtout pour transférer le poids vers l'arrière avant de freiner de l'avant. Il se combine donc avec le frein avant pour un freinage efficace. autrement dit, mais je suppose que tu le sais, une moto neuve a du frein avant. allez faire réparer ça en priorité. biz les africains ;) Agnès

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  2. Maintenant qu'il est réparé, je sais. J'apprends par expérience. J'ai aussi appris à ne pas laisser le pied sur le frein en roulant, ça va beaucoup mieux. Ils ont aussi resserré les boulons.
    bises

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