mardi 24 décembre 2013

Deux semaines



Que d’aventures difficiles à résumer en quelques lignes.
Au niveau boulot, je commence à me faire ma place,  même si de mettre quelques chose en place en si peu de temps c’est pas facile.  Mon activité pour l’instant consiste à aider les attachés de santé.

Le matin les patients qui ont rendez-vous  donne leur ordonnance. Je cherche alors leur dossier  parmi les milliers rangés sur les rayons au fond de la salle d’accueil. Ce n’est évidemment pas informatisé.  Je dois repérer les fiches rouges pour les patients qui ont été hospitalisé une fois et les fiches blanche pour les autres. Puis grâce à un classement par nom, prénom, sexe je retrouve le dossier  si il  est bien rangé.  Puis les patients seront appelé pour qu’ils attendent leur entretien avec un attaché de santé (2000 F CFA) ou un psychiatre (4 000 F CFA) .  Ensuite c’est la visite générale. Avec au moins un attaché de santé nous faisons le tour des patients hospitalisés. En ce moment  leur nombre tourne entre 6 et 9.  Cela peut monter jusqu’à 20 !  Déjà là, ça nous prend presque une heure, j’ose pas imaginer. Puis le reste de la matinée est plus calme. Je peux en profiter pour aller discuter avec des patients mais la différence de langue limite la conversation.  De toutes façon ils sont tous accompagné par un membre de la famille et très peu discute avec les attaché de santé en dehors des visites ou des entretiens.  J’essaye plus particulièrement de discuter avec un jeune qui est guéri mais rejeté par sa famille suite à son comportement pendant sa maladie. Il est seul et semble déprimé. Le poids de son acte sur la conscience, plus le rejet de sa famille, ça fait beaucoup. Avec l’assistant social nous lui avons trouvé un lieu qui peut l’accueillir.  Reste à son frère seul membre de sa famille qui vient le voir de trouver l’argent.  Les oncles du côté de la mère ont le devoir de l’aider. Jusque-là ils ont réussi à trouver des excuses,  vont-ils payer ?  Sinon comment faire ? Ce centre d’accueil me semble intéressant, adapté à la situation, et j’aimerais le visiter.  Mais le problème de l’argent est là.
                Au niveau installation,  on galère niveau maison. Finalement la maison qu’on visait semble nous filer entre les doigts. Nous serons fixé définitivement ce soir.  Ensuite soit nous resterons là où nous sommes, soit  nous devons rechercher une maison (pas si facile que ça à trouver en ce moment…)
 
Enfin l’important c’est la rencontre humaine, et on est servi. Aminata nous fait découvrir les différents plats locaux. C’est-à-dire du tau préparé avec des sauces différentes.  Mais aussi les chenilles séchées !!!    Il y a deux façons de les préparer : en soupe comme sur la photo


 


ou grillées. J’ai gouté les deux. Ce n’est pas mauvais mais pas de quoi en faire une friandise. C’est surtout croquant et farineux. La sauce compte beaucoup.  Bref, ce n’est pas avec ça que je vais me remettre à manger de la viande…
Dimanche nous sommes allé rendre visite à la maman de Mori dans son village. A la campagne quoi.  Grosse découverte d’une vie qui semble paisible mais en décalage avec la ville. Un peu comme en France quoi.



                                                     Les parents de Mori



La cour

Un bananier

un champs de bangui 

le fruit du palmier pour faire le bangui boisson sois disant non alcoolisé mais qui fermente en quelques minutes...

Les fleurs d’hibiscus pour faire le bissap ou des sauces
La maison des ancêtres



Pour aller au village c’est tout une aventure. Nous avons loué une voiture pour éviter les inconvénients du taxi brousse.  Faut un peu s’habituer à conduire ce genre de voiture.  Les plus anciens, vous vous souvenez de ces voitures qui pétarade, qui couine de leur courroies, qui démarre qu’après dix essais, qui ne freinent pas bien, qui perdent de l’huile… ?  Ben c’est la même voiture mais 30 ans après, et elle roule encore.  Ensuite mais si je suis plus à l’aise que sur un scooter, faut que je reste concentré pour éviter les trous sur la route et  les motos qui doublent par la droite (non les vélos me doublent pas). Sur la route nous avons bien ri car nous avons doublé  le taxi brousse qui  s’arrêtait dans les côtes et qui devait être poussé pour  redémarrer !   Enfin on a ri jusqu’au moment où il nous a rattrapé, puis doublé car il ne voulait pas ralentir donc devoir s’arrêter. Sauf qu’en face il y avait un camion qui arrivait et le taxi brousse a dû se serrer contre notre voiture !!!! Résultat des courses de la taule froissée et nous qui sommes bien embêter de rendre une voiture plus abimé qu’elle ne l’était en départ.

Le constat oral au bord de la route. Espérons que cela suffise pour l'assurance...


Pour terminer le programme de la semaine, car il se peut que je ne publie pas d’ici un moment : demain (donc aujourd’hui si j’arrive à publier) Aminata nous prépare le repas pour le réveillon. Je dois aller chercher notre amie Caroline à la gare du car (elle est où déjà ?). Le soir on prévoit  un repas chez nous.  Le  25, Hélie finalement ne travaille pas, nous irons peut-être faire un tour pour visiter Bobo et voir ce qui s’y passe le jour de noël.

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