Que d’aventures difficiles à résumer en quelques lignes.
Au niveau boulot, je commence à me
faire ma place, même si de mettre
quelques chose en place en si peu de temps c’est pas facile. Mon activité pour l’instant consiste à aider
les attachés de santé.
Le matin les patients qui ont rendez-vous donne leur ordonnance. Je cherche alors leur
dossier parmi les milliers rangés sur les rayons au fond de la salle
d’accueil. Ce n’est évidemment pas informatisé.
Je dois repérer les fiches rouges pour les patients qui ont été
hospitalisé une fois et les fiches blanche pour les autres. Puis grâce à un
classement par nom, prénom, sexe je retrouve le dossier si il
est bien rangé. Puis les patients
seront appelé pour qu’ils attendent leur entretien avec un attaché de santé
(2000 F CFA) ou un psychiatre (4 000 F CFA) . Ensuite c’est la visite générale. Avec au
moins un attaché de santé nous faisons le tour des patients hospitalisés. En ce
moment leur nombre tourne entre 6 et
9. Cela peut monter jusqu’à
20 ! Déjà là, ça nous prend
presque une heure, j’ose pas imaginer. Puis le reste de la matinée est plus
calme. Je peux en profiter pour aller discuter avec des patients mais la
différence de langue limite la conversation.
De toutes façon ils sont tous accompagné par un membre de la famille et
très peu discute avec les attaché de santé en dehors des visites ou des
entretiens. J’essaye plus
particulièrement de discuter avec un jeune qui est guéri mais rejeté par sa
famille suite à son comportement pendant sa maladie. Il est seul et semble
déprimé. Le poids de son acte sur la conscience, plus le rejet de sa famille,
ça fait beaucoup. Avec l’assistant social nous lui avons trouvé un lieu qui
peut l’accueillir. Reste à son frère
seul membre de sa famille qui vient le voir de trouver l’argent. Les oncles du côté de la mère ont le devoir
de l’aider. Jusque-là ils ont réussi à trouver des excuses, vont-ils payer ? Sinon comment faire ? Ce centre
d’accueil me semble intéressant, adapté à la situation, et j’aimerais le
visiter. Mais le problème de l’argent
est là.
Au
niveau installation, on galère niveau
maison. Finalement la maison qu’on visait semble nous filer entre les doigts.
Nous serons fixé définitivement ce soir.
Ensuite soit nous resterons là où nous sommes, soit nous devons rechercher une maison (pas si
facile que ça à trouver en ce moment…)
Enfin l’important c’est la
rencontre humaine, et on est servi. Aminata nous fait découvrir les différents
plats locaux. C’est-à-dire du tau préparé avec des sauces différentes. Mais aussi les chenilles
séchées !!! Il y a deux façons de
les préparer : en soupe comme sur la photo

ou grillées. J’ai gouté les deux.
Ce n’est pas mauvais mais pas de quoi en faire une friandise. C’est surtout
croquant et farineux. La sauce compte beaucoup. Bref, ce n’est pas avec ça que je vais me
remettre à manger de la viande…
Dimanche nous sommes allé rendre
visite à la maman de Mori dans son village. A la campagne quoi. Grosse découverte d’une vie qui semble
paisible mais en décalage avec la ville. Un peu comme en France quoi.
La cour
Un bananier
un champs de bangui
Les fleurs d’hibiscus pour faire le bissap ou des sauces
La maison des ancêtres
Pour aller au village c’est tout
une aventure. Nous avons loué une voiture pour éviter les inconvénients du taxi
brousse. Faut un peu s’habituer à
conduire ce genre de voiture. Les plus
anciens, vous vous souvenez de ces voitures qui pétarade, qui couine de leur
courroies, qui démarre qu’après dix essais, qui ne freinent pas bien, qui
perdent de l’huile… ? Ben c’est la
même voiture mais 30 ans après, et elle roule encore. Ensuite mais si je suis plus à l’aise que sur
un scooter, faut que je reste concentré pour éviter les trous sur la route
et les motos qui doublent par la droite
(non les vélos me doublent pas). Sur la route nous avons bien ri car nous avons
doublé le taxi brousse qui s’arrêtait dans les côtes et qui devait être
poussé pour redémarrer ! Enfin on a ri jusqu’au moment où il nous a
rattrapé, puis doublé car il ne voulait pas ralentir donc devoir s’arrêter.
Sauf qu’en face il y avait un camion qui arrivait et le taxi brousse a dû se
serrer contre notre voiture !!!! Résultat des courses de la taule froissée
et nous qui sommes bien embêter de rendre une voiture plus abimé qu’elle ne
l’était en départ.
Pour terminer le programme de la
semaine, car il se peut que je ne publie pas d’ici un moment : demain
(donc aujourd’hui si j’arrive à publier) Aminata nous prépare le repas pour le
réveillon. Je dois aller chercher notre amie Caroline à la gare du car (elle
est où déjà ?). Le soir on prévoit
un repas chez nous. Le 25, Hélie finalement ne travaille pas, nous
irons peut-être faire un tour pour visiter Bobo et voir ce qui s’y passe le
jour de noël.








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