Déjà une semaine et je ne trouve pas le temps de donner des
nouvelles.
Je vais donc faire un petit résumé de la semaine bien que je
ne sais pas quand je pourrais poster cet article.
Le rythme à l’hôpital est… africain. Je prends le temps de
découvrir et de comprendre. Les
professionnels prennent aussi leur temps.
Et en même temps j’ai l’impression qu’ils attendent beaucoup de moi.
J’ai la pression. D’autant que pour le moment je n’ai pas grand-chose à
proposer. J’aurais deux trois idées à soumettre mais pas de solution miracle ni
de financement. Le rythme me semble d’autant plus lent qu’aucun des trois
psychiatres n’est présent. Tous partis à l’étranger (eux aussi). Le temps me semble suspendu. Mais il parait
que c’est tout le temps comme ça…
Mercredi c’était férié, fête nationale, cinquantenaire
du Burkina Faso. J’en ai profité pour faire une randonnée en brousse avec des
expatriés et la bourgeoisie Burkinabé.
Le site est très beau, la savane, les falaises, la carrière avec ses crocodiles et surtout ses ouvriers qui
travaillent en continu à la pelle et à la pioche.
Cette semaine est aussi la semaine de l’installation. Dans
une maison qui nous plait mais alors vraiment pas. Chère et mal entretenu : pas de clé au portail,
cuisine salle (la vaisselle n’était même pas faite) , même pas une
casserole ! . Trois jours pour que la propriétaire remettre de l’ordre
(enfin, elle a fait bossé les autres). Deux jours pour se servir enfin de la
cuisine. Puis plus de gaz : la bouteille était vide !!! De toute façon notre décision était déjà
prise : On déménage dans une plus grande maison, plus verte, pour le même
pris. Le proprio semble sympa. Ca va aller.
Je ne voudrais pas donner une
mauvaise image du Burkina, ni passer pour un blanc difficile qui veut imposer
ses conditions. Nous avons été très bien accueillis de partout. Les gens sont ouvert, sympa, serviable, désireux de
nous connaitre et de se faire connaitre. La pauvreté n’empêche pas le savoir
vivre, le partage, le respect et la dignité.
Nous avons retrouvé notre amie Maï. Grace à
elle j’ai pu aller au marché acheter des légumes et manger autre chose que du
riz (heureusement c’était avant la panne de gaz !). Acheté aussi des seaux et un balai, pour le ménage et la
lessive. Elle m’a fait un tee-shirt teint
et il est prévu qu’elle me fasse des chemises. Nous sommes aussi allé la
voir jouer une pièce de théâtre dans une école pour faire de la prévention
contre les IST (si vous ne savez pas ce que c’est, venez au Burkina, tous
les enfants vous expliqueront).
Grace au réseau de notre ami
Mori, le plus Bobolais des Lyonnais,
nous arrivons petit à petit à nous débrouiller. J’ai acheté un téléphone
sans me faire rouler et en me faisant connaitre dans tout le quartier (j’étais
le dernier être humain sur la planète à ne pas avoir de téléphone). Van nous a trouvé une superbe moto.
Photo moto [A venir]
Un peu trop puissante pour moi
(et le frein à main qui ne marche pas, il parait que c’est parce qu’elle est
neuve ?!?), mais je commence à m’y faire et nos amis français nous ont
prêté leur casque. (Objet rare, seul les blancs en porte, et ils font rarement
de la moto) Le plus difficile c’est la nuit sur les chemins de terre (ou de
sable…) avec les creux et les bosses et Hélie derrière qui m’indique le chemin
en tenant nos courses. Des Français sur une moto chinoise au Burkina ça ne
court pas les rues.
Aujourd’hui c’est samedi. Nous
avons pris le temps de rencontrer la famille de Mori. D’abord sa chérie, très
belle et très intelligente, qui vit dans
une grande cours, entouré d’enfant, de tante, de cousin… Puis sa grand-mère
avec qui nous avons trié les feuilles de haricot. Nous avons goutté aussi le
Dolo (boisson locale, fait de mile fermenté).
Puis nous sommes allés voir sa tante.
Hélie a aidé à préparer le tau (plat africain, à base de farine de maïs et d’eau). Mangé
avec une sauce c’est très bon et très nourrissant. La semaine prochaine nous
irons voir sa mère, dans son village à une trentaine de km. Cette journée fut riche en découverte
culinaire et humaine. Si mon estomac risque d’en prendre un coup mon cœur s’enrichi.
hello Fred, bon juste un commentaire en passant et au plus urgent ... une moto qui n'a pas de frein avant n'a si on peut dire pas de frein du tout sachant que le frein arrière n'est fait que pour ralentir et surtout pour transférer le poids vers l'arrière avant de freiner de l'avant. Il se combine donc avec le frein avant pour un freinage efficace. autrement dit, mais je suppose que tu le sais, une moto neuve a du frein avant. allez faire réparer ça en priorité. biz les africains ;) Agnès
RépondreSupprimerMaintenant qu'il est réparé, je sais. J'apprends par expérience. J'ai aussi appris à ne pas laisser le pied sur le frein en roulant, ça va beaucoup mieux. Ils ont aussi resserré les boulons.
RépondreSupprimerbises