mardi 21 janvier 2014

Samedi 11 janvier, soirée spectacle de danse



La journée Saydou, un jeune de Tounouma est venu à la maison pour qu’Hélie l’aide pour son exposé sur  le livre « ville cruelle » D’elza Boto qui dénonce le colonialisme.  C’est difficile pour lui, car il donne l’impression de ne pas avoir les bases, mais il est courageux et persévérant. Il restera toute la journée pour bosser !!!.
Le soir nous allons voir un spectacle de danse au CCF, « pasSages, circulez ». Nous devions y aller avec Dan, mais il a un palu… Aminata nous accompagne. J’étais un peu sceptique sur ce spectacle européen de danse contemporaine. Mais je ne regrette vraiment pas. C’est un véritable conte corporel musical qui nous montre l’histoire de trois femmes qui migre à travers les frontières.  Puis je n’aurais jamais cru que je trouverais beau un nuage de poussière !!!

mardi 7 janvier 2014

Mon lieu de travail

Je profite de ce dernier jour de vacances pour montrer des photos du service psychiatrique. Elles ont été prise tôt le matin pour éviter de prendre en photo les patients. Mais il faut imaginer les bancs remplis de monde. Une centaine de patient peut être reçue dans une journée pour renouveler une ordonnance ou pour un entretien. Je n'ai pas photographier les chambres, peut-être une autre fois.

Pour info, j'ai décidé de reprendre le travail demain en espérant que Le docteur Kéré sera présent...


Le hall d'entrée/la salle d'attente


Le guichet

Le guichet de l'autre coté

La salle d'acueil

Les dossiers: fiches rouges, malades hospitalisés, fiche blanche malade jamais hospitalisés

vu de plus près

encore plus près

la salle de garde, le réfectoire...

Une salle de consultation

 Le couloir des salles de consultation et des bureaux des psychiatres.

Le couloir pour accèder à la deuxième partie du batiment: les chambres, d'autres salles de consultation la bibliothèque, le bureau de l'assistant social...

 La première cours qui me sert aussi de parking

Les chambres collectives

La paillote utilisée par le personnel.

La paillote utilisée par les patients et pour les causeries du jeudi

La salle de soin

 Pour mes amis fumeurs qui souhaitent arrêter (ou ne pas reprendre)




Un peu de DC4.1

Un peu de DC1



 Les relations soignant soigné, les limites dans la relation d'acceptation
"Le patient doit sentir que sa manière de voir peut être acceptée voir discutée, mais qu'il existe une limite au-delà de laquelle sont comportement ne peut être toléré dans l'unité de soin"






lundi 6 janvier 2014

Une semaine de vacances




Le rythme est plus calme  mais non moins riche en expériences.
Dès la fin de la semaine nous sommes allés voir des comptes au Centre Culturel français (CCF). Aminata, Fatou et  Sali nous accompagnent.  Nous faisons la connaissance de Dan, avant qu’il ne parte à une autre fête, mais nous nous promettons de nous revoir. Dan est un des nombreux contacts de Mori. Le plus Bobolais des lyonnais. Je vous reparlerais surement de lui. Le CCF, comme son nom l’indique, est un lieu culturel où se retrouvent les français. Il y a une bibliothèque, un cinéma, des paillotes pour des spectacles et bien sûr un maquis pour se restaurer et se désaltérer.  En ce moment il y a aussi un marché de noël regroupant des artisans et des artistes jusqu’en janvier.  Les contes que nous avons vu sont des extrais de différents spectacle du festival Yeelen. Différents pays africains son représentés.  Les conteurs racontent, chantent, dansent jouent au théâtre pour nous emmener dans un monde imaginaire fantastique, de légende et de morale.
Samedi après-midi c’est la fête du centre de Tounouma. Quand nous arrivons, après nous être égaré sur le goudron, les enfants sont déjà là et les animateurs s’activent pour l’organisation. Tout d’abord les enfants iront chercher les vêtements qu’ils ont choisi (surtout ceux qui étaient à leur taille) parmi les dons. Pour faire patienter, en guise d’animation, des enfants, deux par deux, danses sur la scène et donnent le meilleur d’eux même pour  être choisi par le public qui cri leurs noms. Les animateurs lance des chansons reprises en cœur. Puis se déroule un défilé de mode qui permet aux enfants de montrer leurs nouveaux vêtements. Ils donnent l’impression de prendre les choses en dérision, ils rient et s’amusent, ce qui permet d’éviter un coté glauque.  Après cela c’est la remise des cadeaux. Le père noël apparait et s’assoie à côté des glacières remplies de friandises. Les enfants chacun leur tour viennent tirer un numéro dans un panier (un panier pour les filles, un panier pour les garçons), puis viennent chercher leur cadeau, correspondant au numéro. Ils ont tous l’air d’être contant. Puis ils viennent saluer le père noël et prendre leurs friandises.  La distribution semble interminable (plus de 100 enfants) mais nous arrivons à bout avant la nuit. Pour terminer, des nouvelles chansons sont entonnées par les enfants, certaines pour remercier tout le monde. 





Après la fête nous nous dépêchons d’aller chez Aminata.  Elle nous raconte la vie à Bobo, les fêtes, les liens familiaux.  Nous mangeons le tau bien sûr, sauce graine de coton, une sorte de bolognaise végétarienne. Mais elle nous fait aussi gouter (autrement dit nous prenons un deuxième repas) les poids de terre qu’une tante prépare pour vendre sur le marché.  Puis elle nous fait gouter la semoule de manioc, l’atiéqué, reste d’un baptême qui a eu lieu dans la journée (autrement dit nous prenons un troisième repas). Après cette charmante soirée de découvertes culinaires et humaines nous nous dépêchons de rentrer car nous nous levons tôt le matin.
Dimanche c’est la journée aux pics de Sindou. Après une heure et demi de car (plus trois quart d’heure de retard avant le départ) nous sommes accueilli à Banfora par Caroline et son guide. Le chauffeur est venu avec la voiture ce matin de Bobo (on aurait pu économiser nos billets de car !!!). Le trajet jusqu’aux pics est constitué de 50 km de piste. Normalement cela prend 1 heure. Avant de partir nous devons négocier la quantité d’essence que nous devons payer pour le trajet. Le guide nous propose 20 000 FCFA (15 litres) pour être sûr de ne pas tomber en panne. Cela nous semble beaucoup pour faire 100 km et nous négocions 15 000 FCFA (12 litres ce qui me semble encore beaucoup, mais Hélie préfère compter large). Puis nous devons faire réparer la roue de secours. Cela prend une première halte de 30 mn.  Halte bienvenue car elle nous permet de réaliser qu’il y a une fuite d’essence !!! (Je commence à regretter les 5000 fcfa en moins…). Heureusement elle est vite réparée avec un bout de sac en plastique et de chambre à air. Visiblement le pneu ne correspond pas à la jante de la roue. Nous devons nous arrêter à un autre mécano dans un village voisin. Ça tombe bien car la réparation de la fuite n’a pas tenue. Rebelote, un bout de plastique et de chambre, ni vu ni connu.   La piste est longue. Faut dire qu’elle est en travaux tout le long et nous devons rouler sur une voix de déviation très poussiéreuse. Après 2 heures nous arrivons aux pics de Sindou. Et là, je dois corriger mon blog. J’ai écrit un peu rapidement, pic de Sindou au singulier. Quelles erreurs. Ce sont de multiples pics qui nous attendent. Constitués de lave érodée, ils s’étendent sur 8 km de long.  Le guide sur place nous faire faire un petit tour d’une demi-heure, un peu court à notre goût. Il devait surement avoir envie de se reposer…Il nous montre les ruines d’un tournage d’un film, la végétation, la faune, et les champs de riz au loin. Mais il ne veut pas nous amener à un point de vue qui nous permettrait de voir tous les villages aux alentour car, soit disant, il y a des abeilles. Nous prenons toute fois notre repas sur place.  La philosophie du jour sera que dans un voyage c’est le déplacement qui est important pas la destination. L’après-midi nous visitons le village de Sindou et nous faisons une halte dans un camp touristique pas très accueillant… Le retour sur Banfora se passe sans encombre (la fuite est définitivement réparée). Avant de reprendre le car nous achetons une bouteille de rhum, production locale. 



Le lendemain nous partons pour Koudougou. Pour ne pas prendre le risque de rater le car nous montons à trois dans un taxi contenant déjà deux adultes et un enfant. Ça tient. Les cinq heures de car se passent bien malgré la chaleur. 


 Halte ravitaillement sur la route


 Maurice nous accueille à la gare et nous enmène à la cité des arts où nous pourrons nous reposer.  Nous visitons la nouvelle salle, futur cyber,

puis nous assistons à la répétition du groupe de musique. Le chef informe le groupe que le lendemain il a prévu de jouer à la cité pour une femme qui souhaite faire le réveillon. Les gens de la cité, et on les comprend, ne sont pas content d’être prévenu au dernier moment, mais ils acceptent malgré tout. Le soir, nous allons manger dans un nouveau maquis à côté d’une station-service.  Si la nourriture est bonne le service est à améliorer.  Le lendemain nous nous occupons de prendre les billets de car pour le retour de Caroline sur Ouaga, puis nous allons au marché. Il est beaucoup plus calme que celui de Bobo et nous pouvons nous y promener sans se faire accoster. Il est presque trop calme. On sent la difficulté causée par la crise. Les vendeurs  d’artisanat ne sont plus très nombreux. En réalité ils sont deux.  Avec Hélie nous achetons pour 500 fcfa de cacahuètes (ce qui est énorme mais impossible d’en prendre moins…) que nous mangerons le soir pour la fête.   Ensuite nous allons visiter la maison du Naaba. 

C’est le chef traditionnel de quartier de Koudougou. Aujourd’hui il n’a plus qu’un pouvoir moral. Il a décidé de refaire sa maison de manière traditionnelle, aidé par une association. Un corse local et passionné, nous l’a fait visiter ainsi que le musée adjacent qui révèle des photos de Koudougou et de ses habitants au début du XXe siècle. C’est très intéressant ce passé qui résiste à la disparition,  le besoin de garder des racines encrées dans le sol. Nous sommes rejoints par Evariste, un ami inspecteur d’académie rencontré à Lyon où il prépare une thèse. Nous allons manger au maquis de l’environnement à côté du Baobab sacré (dont le musée nous a expliqué l’origine sous forme de dessin). Après avoir gouté la papaye, nous retournons à la cité car nos amis doivent préparer la fête du soir. Pour le réveillons du 31, nous mangerons le traditionnel poulet frites et aloco tout en écoutant le groupe jouer.


Peu après minuit, nous nous éclipserons trop fatigué par la journée. Le lendemain nous décidons de visiter Koudougou à pied histoire de voir à quoi ressemble la ville en ce premier jour de 2014.  C’est plutôt calme. Nous visitons la gare et le palais de Maurice Yaméoga, premier président de la Haute-Volta. Puis Apo nous fait la surprise de nous inviter à chez lui. Il nous présente sa famille avant un repas de fête : crudités et poulet frites.  Nous ne pouvons malheureusement pas nous attarder car Caroline doit prendre son car.  Elle n’est restée qu’une semaine, mais la séparation est difficile et la peur du vide se fait sentir. Comme elle nous a laissé la puce de son téléphone elle ne pourra pas nous donnée de nouvelles de Ouaga.  D’ailleurs depuis nous n’avons pas de nouvelles… Bonne nouvelles ??? Elle qui avait peur de trouver porte close un peu partout en ce jour férié, elle avait peut-être raison ? Nous, le soir nous aurons un mal fou à trouver un maquis d’ouvert ! Nous mangerons finalement Sénégalais !!!






Le jeudi, nous le consacrons à discuter des projets de la cité. Et il y en a plein car en ces temps difficiles il est nécessaire de se diversifier. Hélie ou moi, nous vous en reparlerons d'une manière ou d'une autre. Nous achetons quelques batiks et prenons commande pour d'autres. Nous vous les montrerons en France, promis. Nous passerons le début d'après midi à l'ombre des manguiers au bord du lac. Le soir nous essayerons un maquis qui à le wifi mais malheureusement la connexion est encore trop lente. Dans la journée j'étais allé à l'auberge d'en face de la sité mais j'ai manqué de batterie pour faire mon actualisation au pole emploi!!!
 Décidément l'accès à internet est ce qui nous manque de plus!!! De retour à Bobo nous cherchons désespérément un moyen de nous connecter.  Il y a une rupture des clé USB 3.9 G, il faut au moins 3/4 d'heure pour se connecter la première fois au wifi de l'entreprise d'à coté de chez nous, et les maquis avec le wifi n'ont pas forcément internet!!!

vendredi 27 décembre 2013

ce soir je suis en vacances

Les jours défilent sans que je m'en rende compte. Depuis que Caroline est arrivée j'ai pas mal grouillé. Le 24 au soir c'était un réveillon tranquille avec Aminata avec qui nous avons préparé le poulet frite,les crudités, les légumes. Un vrai régale et surtout une belle soirée d'échanges.
Le lendemain, jour de noël nous sommes retourné chez Aminata apporté les restes. évidemment nous avons gouté le tau.  Puis nous avons visité Bobo. Sa mosquée, le tour du marché, la cathédral, la gare. Sur la place quelques exposants pas très actifs; Las maquis sont fermés. Nous finissons par en trouver un où nous pouvons nous désaltérer d'un fanta ou d'un coca à l'ombre d'un bel arbre et au calme. Il ne manque qu'un hamac en ce cet après-midi de chaleur. Fatigué nous rentrons faire une sieste en taxi.
Hier le rhume m'a bien pris. Je n'ai pas supporté la fraicheur du matin sur la moto.
L'après-midi au retour d'Hélie nous sommes allé au petit marché. J'adore toujours ses lieux, qui représentent à mes yeux, la réalité de la vie au Burkina. peu de blanc doivent fréquenter ses marchandes de tomates, oignons, salade, épices, courgettes, poivron, aubergines. Mes yeux s'arrêtent sur des marchandises complétement inconnues: des graines, des poudres, des choses séchées. Tant de choses encore à découvrir. Mais c'est difficile de dépasser la barrière de la langue. heureusement qu'il y a toujours une personne pour faire la traduction. Nous en profitons pour acheter des beignets de bananes, d'ignames et de haricots que nous partagerons le soir avec Maï. A la boulangerie nous prenons des gros palmiers. La patte est différente qu'en France (sans doute sans beurre) mais c'est bon.
au retour alors que nous sommes à la recherche de Laffi (Marque d'eau en bouteille que nous achetons par 6 dans les petites boutiques) nous sommes interpelé par des gens assis à un maquis au bord de la route (c'est le charme de se déplacé à pied). ils souhaitent nous offrir à boire et nous acceptons. Ce sont des suisses dont un Burkinabé. Ils sont venus pour un mariage. Nous discutons un brun avant de demander la route. Peut-être que nous les recroiserons...?
Le soir nous avons invité Maï qui nous racontes son engagement dans des associations: du théâtre pour faire de la prévention contre les IST ou le paludisme. Des cours de danse ou de conte. Elle nous demande un coup de main. Son rêve est de venir en France pour se faire un réseau et monter des projets. elle a compris que des financements viennent de la France. Mais je ne sais pas si elle a conscience des difficultés pour les obtenir. Si l'occasion se présente, pourquoi pas essayé d'organiser une tourné théâtral?
Aujourd'hui le rhume m'accable encore. Cet après midi nous avons prévu de visiter la fabrique d'objet en sac en plastique recyclé. Cela à l'air très intéressant et répond à un réel problème de pollution. En plus les objets sont jolie. Ensuite nous irons voir un festival de conte pour clôturer la soirée. Peut-être qu'Aminata se joindra à nous. Dans ce cas nous irons surement avant goutter au tau avec une nouvelle sauce...
Dimanche nous avons prévu de faire un peut de tourisme pour visiter le pic de sindou, le point culminant du burkina. avec Hélie nous rejoindrons Caroline à Banfora qui a prévu de visiter la région Samedi: les cascades, les dômes et peut-être les hippopotames.
Lundi nous partons sur Koudougou  voir nos amis batiquié de la cité des arts. J'ai hâte de voir l'avancement du projet de la salle cyber. Nous resterons sans doute une petite semaine car Hélie et moi nous sommes en vacances.
Je me rend compte, après avoir écrit se long texte, qu'il faut que je télécharge quelques photos pour mieux faire partager ma vie ici...












mardi 24 décembre 2013

La moto

Pour ceux et celles qui attendaient la photos du Paris Dakar (ou de chips, comme on veut):




Deux semaines



Que d’aventures difficiles à résumer en quelques lignes.
Au niveau boulot, je commence à me faire ma place,  même si de mettre quelques chose en place en si peu de temps c’est pas facile.  Mon activité pour l’instant consiste à aider les attachés de santé.

Le matin les patients qui ont rendez-vous  donne leur ordonnance. Je cherche alors leur dossier  parmi les milliers rangés sur les rayons au fond de la salle d’accueil. Ce n’est évidemment pas informatisé.  Je dois repérer les fiches rouges pour les patients qui ont été hospitalisé une fois et les fiches blanche pour les autres. Puis grâce à un classement par nom, prénom, sexe je retrouve le dossier  si il  est bien rangé.  Puis les patients seront appelé pour qu’ils attendent leur entretien avec un attaché de santé (2000 F CFA) ou un psychiatre (4 000 F CFA) .  Ensuite c’est la visite générale. Avec au moins un attaché de santé nous faisons le tour des patients hospitalisés. En ce moment  leur nombre tourne entre 6 et 9.  Cela peut monter jusqu’à 20 !  Déjà là, ça nous prend presque une heure, j’ose pas imaginer. Puis le reste de la matinée est plus calme. Je peux en profiter pour aller discuter avec des patients mais la différence de langue limite la conversation.  De toutes façon ils sont tous accompagné par un membre de la famille et très peu discute avec les attaché de santé en dehors des visites ou des entretiens.  J’essaye plus particulièrement de discuter avec un jeune qui est guéri mais rejeté par sa famille suite à son comportement pendant sa maladie. Il est seul et semble déprimé. Le poids de son acte sur la conscience, plus le rejet de sa famille, ça fait beaucoup. Avec l’assistant social nous lui avons trouvé un lieu qui peut l’accueillir.  Reste à son frère seul membre de sa famille qui vient le voir de trouver l’argent.  Les oncles du côté de la mère ont le devoir de l’aider. Jusque-là ils ont réussi à trouver des excuses,  vont-ils payer ?  Sinon comment faire ? Ce centre d’accueil me semble intéressant, adapté à la situation, et j’aimerais le visiter.  Mais le problème de l’argent est là.
                Au niveau installation,  on galère niveau maison. Finalement la maison qu’on visait semble nous filer entre les doigts. Nous serons fixé définitivement ce soir.  Ensuite soit nous resterons là où nous sommes, soit  nous devons rechercher une maison (pas si facile que ça à trouver en ce moment…)
 
Enfin l’important c’est la rencontre humaine, et on est servi. Aminata nous fait découvrir les différents plats locaux. C’est-à-dire du tau préparé avec des sauces différentes.  Mais aussi les chenilles séchées !!!    Il y a deux façons de les préparer : en soupe comme sur la photo


 


ou grillées. J’ai gouté les deux. Ce n’est pas mauvais mais pas de quoi en faire une friandise. C’est surtout croquant et farineux. La sauce compte beaucoup.  Bref, ce n’est pas avec ça que je vais me remettre à manger de la viande…
Dimanche nous sommes allé rendre visite à la maman de Mori dans son village. A la campagne quoi.  Grosse découverte d’une vie qui semble paisible mais en décalage avec la ville. Un peu comme en France quoi.



                                                     Les parents de Mori



La cour

Un bananier

un champs de bangui 

le fruit du palmier pour faire le bangui boisson sois disant non alcoolisé mais qui fermente en quelques minutes...

Les fleurs d’hibiscus pour faire le bissap ou des sauces
La maison des ancêtres



Pour aller au village c’est tout une aventure. Nous avons loué une voiture pour éviter les inconvénients du taxi brousse.  Faut un peu s’habituer à conduire ce genre de voiture.  Les plus anciens, vous vous souvenez de ces voitures qui pétarade, qui couine de leur courroies, qui démarre qu’après dix essais, qui ne freinent pas bien, qui perdent de l’huile… ?  Ben c’est la même voiture mais 30 ans après, et elle roule encore.  Ensuite mais si je suis plus à l’aise que sur un scooter, faut que je reste concentré pour éviter les trous sur la route et  les motos qui doublent par la droite (non les vélos me doublent pas). Sur la route nous avons bien ri car nous avons doublé  le taxi brousse qui  s’arrêtait dans les côtes et qui devait être poussé pour  redémarrer !   Enfin on a ri jusqu’au moment où il nous a rattrapé, puis doublé car il ne voulait pas ralentir donc devoir s’arrêter. Sauf qu’en face il y avait un camion qui arrivait et le taxi brousse a dû se serrer contre notre voiture !!!! Résultat des courses de la taule froissée et nous qui sommes bien embêter de rendre une voiture plus abimé qu’elle ne l’était en départ.

Le constat oral au bord de la route. Espérons que cela suffise pour l'assurance...


Pour terminer le programme de la semaine, car il se peut que je ne publie pas d’ici un moment : demain (donc aujourd’hui si j’arrive à publier) Aminata nous prépare le repas pour le réveillon. Je dois aller chercher notre amie Caroline à la gare du car (elle est où déjà ?). Le soir on prévoit  un repas chez nous.  Le  25, Hélie finalement ne travaille pas, nous irons peut-être faire un tour pour visiter Bobo et voir ce qui s’y passe le jour de noël.