mardi 21 janvier 2014

Le quotidien de la semaine du 13 janvier au 19 janvier.


 C’a y est c’est la routine ! En dehors du moto-boulot-dodo pas grand-chose. Lundi nous avons visité une maison mais elle est encore moins équipée que la nôtre. Nous resterons définitivement là où nous sommes. Ensuite, j’emmène mon tee-shirt  bogolan, que j’avais acheté sur le marché de noël, chez le couturier car il est un peu juste. Pas facile de le trouver. Nous nous comprenons mal par téléphone et nous confondons les marchés. Du coup je me retrouve au bout du monde : la route continue par un trou béant ou seul les piétons peuvent descendre. Je fais demi-tour et je vais en direction d’un autre bout du monde. Je fini par le retrouver vers un petit marché du soir. Le  mardi soir nous allons manger chez Aminata qui nous a préparés des haricots (à manger bien cuit si on ne veut pas péter au hasard pour Mouloud. Mercredi je retourne chercher mon tee-shirt sans me perdre cette fois-ci ; J’en profite pour faire des provisions au marché (haricots, courgette, aubergines, aubergines sauvage, tomates, poivrons et bananes). Jeudi je vais au centre de Tounouma. Je fais un peu de math, un peu de physique et les enfants me montre en échange une coquille d’escargot que j’ai pris pour un coquillage marin !!!



Vendredi après-midi ça sera repos car il fait très chaud. Tout le long de la semaine j’ai préparé quelques petits plats : purée de pommes de terre (au lait en poudre et au beurre !!!), ratatouilles, riz sauce… Hélie s’est improvisé pizzaiolo. Ca sera  tomates, oignons, poivrons, avec du thon sur la moitié d’Hélie, le tout recouvert de fromage râpé dont il  vaut mieux ne pas savoir comment il est fait… Bref on n’a pas le temps de s’ennuyer dans notre routine !!!!!


Mardi 14 janvier, Jour férié




Aujourd’hui c’est Mouloud, anniversaire de la naissance de Mahomet, jour férié au Burkina Faso, comme le jour de noël, anniversaire de la naissance de Jésus. J’ai été prévenu que tardivement. D’une part ce jour férié ne figure pas sur mon agenda, acheté précipitamment et difficilement en France avant de partir (début décembre il n’y avait pas encore les agendas 2014 et plus les agendas sur l’année scolaire)et personne n’a pensé à nous prévenir (si ce n’est un ami expat’ le vendredi). D’autre part le jour exact n’est connu que quelques jours avant. Sur les agendas d’ici il été inscrit lundi. Mais notre ami expat’ savait que c’était mardi alors que notre amie burkinabé musulmane pensait que c’était lundi ! Finalement je n’ai eu la confirmation qu’hier au boulot. Je prends donc le temps d’écrire sur mon blog. Nous avions prévu d’aller visité le musée communal et l’exposition de l’association de Mori mais il est fermé aujourd’hui.  Normalement c’était le dernier jour de l’expo mais j’espère qu’elle sera encore là demain. Nous avons aussi prévu d’acheter un rideau de paille pour protéger la terrasse du soleil. Et bien sûr je dois faire mes écrits pour la formation. Je prends de plus en plus de retard alors que ‘ai de plus en plus de chose à écrire… Ceci dit je reste confiant.
La semaine dernière on a fait plein de truc et j’ai eu du mal à me rappeler pour raconter sur le blog. C’est sans doute la marque que je m’intègre de plus en plus et que je m’habitue à mon rythme de vie. Bientôt la routine, puis l’ennuie et au final le ras-le-bol... Non je déconne !!! C’est surtout que nous diversifions nos activités en multipliant nos contacts.

Dimanche 12 janvier balade au bord du Houet derrière le musée




Nous avions prévu d’aller voir l’exposition de « couleur pinceau » l’association de Mory. Malheureusement le musée provincial est fermé le dimanche après midi. Nous faisons quand même le tour des artisans (un peu calme voir vide) puis nous restons quelques instants au bord de la rivière le Houet. Nous contemplons les silures qui remplissent le rigodon au point de déborder. Un jeune leur donne du pain pour les faire sortir de l’eau. Nous visitons un jardin. Le cultivateur nous explique qu’il cultive tour à tour les concombres, les choux, la salade… Il fait les tomates hors saisons (juin juillet) ce qui lui permet de les vendre plus chères. Il nous propose une botte de radis, légumes rares ici. Ils sont un peu forts mais très bon.

Vendredi 10 janvier visite de Djigui tougou



Nous avons pris le temps de les contacter malgré notre impatience, mais c’est fait. Nous retrouvons Moussa et Karim au local de Dijigui tougou après s’être un peu perdu dans le quartier. C’est une association qui fait de la prévention contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. Ils interviennent en ville, en brousse et dans les prisons. Avec la troupe, ils font des prestations théâtrales pour sensibiliser la population. Ils peuvent aussi distribuer des moustiquaires. Moussa nous explique qu’ils font aussi du depistage. Ils ont réalisé un questionnaire qu’ils mettent à disposition dans toutes les prisons afin de dépister la tuberculose chez les nouveaux prisonniers.  Ils ont une motivation d’enfer. « Il faut le faire, donc on le fait ».

Jeudi après-midi au centre de Tounouma



J’ai proposé de donner des cours de soutien en Math, PC (Physique chimie) et Biologie, vu que ce n’est pas trop le fort d’Hélie. Je l’accompagne donc jeudi après-midi. Les choses se mettent en place spontanément. J’espérais avoir le temps de lire les livres scolaires pour me remettre à niveau mais non. Une table avec des tabourets sont installés sous un arbre.  Massarata , déjà présente à mon arrivée me rejoint immédiatement. Elle m’explique qu’elle est en 1ère A et qu’elle a du mal avec les limites asymptotiques. Heureusement, elle a son caillait ce qui me permet de réviser… Puis nous sommes rejoints par une puis trois, puis quatre élèves de 4 e qui veulent aussi faire des maths. La simplification d’équation à fractions et puissances !!! Je leur demande leur cahier qu’ils doivent retourner chercher chez eux (mais c’est pas loin !). Entre temps Gérard en 1ère S souhaite travailler les limites de suite. (Comme quoi la question des limites est bien un problème d’éducation spécialisée !!!). Très vite je dois m’organiser pour faire travailler tout ce monde et mon cerveau fuse pour passer d’un niveau à l’autre. Je constate que le groupe de 4e est très hétérogène et certains doivent revoir la méthodologie d’autre la base. Au contraire, à la surprise d’Hélie, pour Flavie, qui n’a pas de très bonnes notes,  cela semble facile. Mais elle est appliqué et à la bonne méthode et elle ne laisse que quelques fautes d’étourderie. Comme je suis un acharné je ne me rends pas compte que je les gardes plus longtemps que prévu. Le dernier qui reste regarde ses camarades jouer au foot avant la nuit… Je le laisse partir en lui disant que jeudi prochain je passerais plus de temps avec lui pour revoir les bases. Va-t-il revenir ?